Décoration Art Déco : l’intérieur sophistiqué de The Diva dans Hacks

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À retenir

  • Art Déco : un style intemporel, à la fois féminin et puissant, qui incarne parfaitement le personnage de Deborah.
  • Détails sur mesure : tables de jeu roses, enseignes dessinées à la main, et croquis originaux de Bob Mackie illuminent l’espace.
  • Tourné entre Las Vegas et Los Angeles : des décors réels sublimés par une scénographie hommage au cinéma classique.

Dans le dernier épisode de Hacks, diffusé en ce mois de mai 2026, le mystère planait depuis plusieurs saisons : à quoi ressemblerait The Diva, le casino que Marcus (Carl Clemons-Hopkins) rêvait de rénover ? Dès les premières secondes de dévoilement, une évidence s’impose : le style Art Déco. Un choix qui, pour être honnête, était le seul possible dès lors que Deborah (Jean Smart) devenait associée. Ce style incarne tout ce qu’elle est : fort, audacieux, un brin exubérant, mais toujours élégant. C’est le même fil conducteur que l’on retrouvait déjà dans son plateau de Late Night with Deborah Vance, son bus de tournée ou sa loge.

Enseigne Art Déco du casino The Diva dans la série Hacks

Un hommage aux enseignes dessinées à la main

L’extérieur a été filmé au Plaza Hotel & Casino de Las Vegas. L’enseigne du Diva, avec ses lettres majuscules aux courbes élégantes, évoque directement celles du Stardust ou du Sahara dans les années 1950. Rob Tokarz, le chef décorateur, explique : « Ces logos ont tous un aspect fait main. C’est ce qui leur donne ce caractère unique. Ce n’est pas une police d’écriture, c’est du dessin pur. » Après des allers-retours avec un graphiste, ils ont trouvé l’équilibre parfait entre audace et références historiques.

L’idée ? Pousser le délire en se demandant « jusqu’où peut-on aller sans perdre la lisibilité ? » Un travail de précision qui, sincèrement, rappelle que les plus belles enseignes sont celles qui racontent une histoire.

L’intérieur : un écrin Art Déco vintage

La salle de spectacle, baptisée Deborah Vance Comedy Club, a pris vie dans le théâtre du Plaza. Les murs ont été recouverts d’un papier peint doré, en écho au rideau en lame autrichien en or qui trône sur scène. Tokarz avoue : « C’est un type de rideau que je voulais utiliser depuis la première saison. » Ce qui change tout, c’est l’atmosphère old Hollywood glamour qui s’en dégage.

Pour la scène de la découpe du ruban – avec la maladroite Mairesse Jo (Lauren Weedman) qui se coupe la main – la production a investi le Cicada Restaurant and Lounge à Los Angeles. Lustres géométriques, bordure en chevron autour de la mezzanine, arches sur la scène : chaque détail respire l’Art Déco. Mais ce qui m’a le plus marquée, ce sont les tables de jeu personnalisées : leurs plateaux en feutre rose fuchsia sont un véritable parti pris. Dans l’absolu, ce n’est pas la couleur la plus discrète, mais elle fonctionne à merveille dans cet univers.

La touche Bob Mackie

Le clou du spectacle – difficile à repérer, mais d’une valeur inestimable – ce sont les dessins originaux de showgirls par Bob Mackie. Le célèbre costumier, apparu plus tôt dans la saison, a prêté ses croquis pour la série. Lukehart raconte : « Je cherchais des combinaisons blanches portées par Carol Burnett, et je suis tombée sur ces designs de cabaret créés pour un casino qui n’a jamais vu le jour. » Mackie a envoyé les dessins par FedEx en une nuit, et l’équipe les a scannés et projetés sur des caissons lumineux disposés de chaque côté du public. Un détail qui, pour être honnête, change tout dans la perception de l’espace.

Croquis de showgirls de Bob Mackie projetés sur des caissons lumineux dans le décor de Hacks

Au fond de la pièce, un écran vert donne l’illusion d’un immense espace de jeu, un choix technique qui permet d’étendre visuellement l’univers du Diva. Malheureusement, par manque de temps dans cette saison de conclusion, nous n’explorons pas la totalité de ce décor époustouflant. Je lance donc un premier appel pour un spin-off : on veut voir le reste !

Photos : © HBO Max / Hacks