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Ce qu’il faut retenir
- Restauration : 16 mois de travaux sensibles pour un budget de 31 millions d’euros, visant la certification LEED Or.
- Architecture : Réhabilitation respectueuse mêlant patrimoine historique et fonctionnalités contemporaines.
- Événement : Réouverture prévue pour la Biennale d’Art 2026 avec l’exposition « In Minor Keys ».
Une renaissance attendue aux Giardini
Sincèrement, il y a des lieux qui portent en eux l’âme d’une époque. Le Pavillon Central des Giardini della Biennale en fait partie. Je me souviens encore de ma première visite, il y a quelques années, entre deux rendez-vous clients à Milan. L’énergie qui s’en dégageait, ce mélange d’histoire et de création contemporaine… Ce qui change tout, aujourd’hui, c’est que ce monument emblématique s’apprête à rouvrir ses portes après une restauration d’envergure. Juste à temps pour la Biennale d’Art 2026. L’idée, derrière ces seize mois de travaux ? Redonner à ce joyau toute sa splendeur, sans trahir son esprit originel.
Quand le patrimoine rencontre l’innovation
Pour être honnête, la restauration d’un tel édifice ne s’improvise pas. Conçu à l’origine par l’ingénieur vénitien Enrico Trevisanato, avec une façade signée du peintre Marius De Maria, le bâtiment – anciennement Palazzo Pro Arte – a nécessité une approche chirurgicale. Sous la direction du département des Projets Spéciaux de la Biennale, une équipe pluridisciplinaire s’est attelée à une mission délicate : moderniser les infrastructures tout en préservant l’authenticité des lieux.
Dans l’absolu, ce qui m’impressionne le plus, c’est l’attention portée aux détails. Prenez les menuiseries de Carlo Scarpa, par exemple. Elles n’ont pas été remplacées, mais soigneusement restaurées et réinstallées. Un hommage discret au maître, qui dialogue désormais avec des espaces d’exposition repensés – blancs, épurés, d’une flexibilité remarquable. La Sala Chini devient le cœur battant du pavillon, un nœud de distribution d’où rayonnent les galeries. Une scénographie qui, j’en suis certaine, inspirera les commissaires d’exposition pour les années à venir.
Une approche durable et sensible
Ce qui change tout dans ce projet, c’est sa volonté affichée d’obtenir la certification LEED Or. On est loin d’une simple rénovation esthétique. Il s’agit d’une réflexion globale sur la performance énergétique et l’impact environnemental. L’intégration des systèmes techniques a été menée avec une finesse qui, pour une designer d’intérieur comme moi, force l’admiration. Rien n’est laissé au hasard, des réseaux de climatisation discrètement dissimulés à la prévention incendie.
L’idée d’ajouter deux structures extérieures inspirées des altane vénitiennes – ces terrasses typiques de la Sérénissime – pour le café et des usages polyvalents est une belle trouvaille. Elle étend l’espace de vie du pavillon vers l’extérieur, créant une porosité entre l’art et les jardins. Une manière élégante d’honorer le génie du lieu tout en répondant aux besoins contemporains.
Prélude à la Biennale d’Art 2026
La réouverture, prévue le 9 mai 2026 après la vernissage, sera marquée par l’exposition « In Minor Keys », curatée par Koyo Kouoh. J’imagine déjà l’atmosphère : la lumière filtrant à travers les vitraux restaurés, les œuvres dialoguant avec cette architecture chargée d’histoire. Pour être honnête, c’est ce mariage entre un écrin patrimonial et une création artistique audacieuse qui fait la magie de la Biennale.
Sincèrement, ce projet de restauration est bien plus qu’un simple chantier. C’est un acte de foi en l’avenir de la création. Il prouve qu’avec du respect, de l’expertise et une vision, on peut insuffler une nouvelle vie à un monument sans en altérer l’âme. Une leçon d’équilibre, dans l’absolu, qui devrait inspirer bien au-delà du monde de l’art.

Designer d’intérieur & Rédactrice déco
Designer d’intérieur indépendante lyonnaise de 32 ans, formée aux Beaux-Arts et passée par plusieurs agences parisiennes avant de m’installer à Lyon. Consultante déco et rédactrice spécialisée, j’accompagne mes clients dans la création d’intérieurs qui leur ressemblent. Passionnée par les tendances émergentes autant que par les classiques intemporels, je crois qu’un bel intérieur n’est pas une question de budget mais de justesse. Entre projets clients et création de contenu sur Dizing, je partage ma vision d’une déco accessible, moderne et réfléchie, loin du superflu et du tape-à-l’œil.
Expertises : Design d’intérieur • Tendances déco • Aménagement d’espaces • Couleurs & matières • Analyse de styles • Conseils personnalisés